Mines et bombes à sous-munitions

 

© Till Mayer / Handicap International

© Till Mayer / Handicap International

Les mines antipersonnel et les bombes à sous-munitions continuent à blesser et à tuer des civils de manière indiscriminée dans près de 80 pays dans le monde.

Ces armes restent oubliées pendant des années voire des décennies après la fin des hostilités. Elles constituent une cause majeure de handicap, sèment la peur dans les communautés et aggravent la pauvreté, car elles constituent un frein important au développement.

Notre travail

Face aux ravages causés par les mines antipersonnel et les bombes à sous-munitions, Handicap International a vite constaté que les soins médicaux ne suffisaient pas. Nous nous sommes donc engagés à œuvrer à tous les niveaux pour que les victimes de ces armes et leurs communautés mènent, autant que possible, des vies normales.

Assistance aux victimes et prévention

Nous facilitons la réinsertion des survivants à travers l’appareillage, la réadaptation, les activités communautaires, l’insertion scolaire, les activités productrices de revenus et le sport. Nous cherchons également à prévenir les accidents en procédant au déminage et à l’éducation de la population sur les dangers des mines antipersonnel et des bombes à sous-munitions.

Nos activités ne peuvent toutefois avoir d’effet à long terme si nous n’adressons pas la cause du problème. Nous répondrons toujours présents pour soutenir les victimes, mais nous savons que seule l’interdiction complète de ces armes permettra de mettre un terme à leurs ravages.

Une histoire d’action politique

Au fil des ans, Handicap International est devenu l’une des organisations de référence sur les questions des mines antipersonnel et des bombes à sous-munitions. Notre organisation a été fondée en Thaïlande en 1982 en réaction aux blessures par mines subies par les réfugiés cambodgiens. Très vite, nous nous sommes rendu compte qu’une action politique internationale était nécessaire pour interdire ces armes atroces.

Handicap International a joué un rôle-clé dans la fondation de la Campagne internationale pour interdire les mines, réalisation pour laquelle nous avons reçu, avec cinq autres organisations, le prix Nobel de la paix suite à la signature de la Convention d’Ottawa en 1997.

Handicap International est également fondatrice et membre coordinateur du Landmine and Cluster Munition Monitor, qui suit l’évolution de ces deux traités internationaux et élabore des rapports annuels sur leur mise en œuvre.